Les activités de Somergie pour le respect de l’environnement ne peuvent se suffire à elles-mêmes.

En effet, Somergie n’intervient qu’au milieu de cette chaîne citoyenne où nous avons tous un rôle à jouer, grâce à notre action quotidienne de tri de nos déchets domestiques, mais également de par notre façon de consommer.

Afin d’aider les consommateurs, désireux de contribuer à la protection de la nature, il existe une multitude de labels. C’est pourquoi il nous semble intéressant de revenir sur les logotypes et signes de qualité existant dans les rayons des supermarchés : labels alimentaires écologiques, ecolabels, labels dits « light » et labels équitables.

Les labels alimentaires écologiques

• Le label AB (www.agriculture.gouv.fr) est le seul label biologique (Bio) public, c’est-à-dire appartenant au ministère de l’agriculture et de la pêche, et ce depuis 1985. Les produits portant ce label sont une garantie pour le consommateur qu’au moins 95% des ingrédients qui le composent sont d’origine biologique. Il existe également un cahier des charges pour l’agriculture. Ce dernier réglemente la durée de vie des animaux, leurs conditions d’existence ainsi que leur traitement vétérinaire (l’utilisation des antibiotiques est prohibée). Un soin tout particulier est également apporté à leur nourriture.

Le label Nature et Progrès existe depuis 1964. Ses conditions de labellisation sont plus contraignantes que le cahier des charges AB. Ainsi, Nature et Progrès proscrit tous les produits chimiques sans exception, impose une limitation radicale des traitements vétérinaires… Cette organisation labellelise des engrais, des cosmétiques et, plus récemment, du vin…

Le label Demeter, quant à lui, ne concerne que l’agriculture. Un agriculteur labellisé Demeter signifie qu’il respecte les règles de biodynamie. Ces dernières doivent permettre l’autosuffisance de l’exploitation : les bêtes doivent se nourrir de fourrages provenant de la ferme, le rythme des saisons est impérativement respecté et l’utilisation d’engrais chimiques est bannie.


L’agriculture raisonnée

Depuis quelques années, nous pouvons nous rendre compte de l’étendue des dégâts causés à l’environnement par l’agriculture productiviste d’après guerre. Ainsi, il existe maintenant une réelle volonté de développer des « bonnes pratiques agricoles » qui passe, entre autre, par une optimisation des traitements chimiques, des engrais, de l’irrigation et d’éviter les erreurs passées.


Les cosmétiques Bio

Les labels bio ne sont pas strictement réservés aux produits alimentaires. Ils concernent également les produits transformés comme les cosmétiques.

Nature et Progrès labellise les producteurs et les transformateurs dont au moins 70% de l’activité répond à leur cahier des charges qui mentionne une utilisation de substances naturelles obtenues par les procédés mécaniques ou chimiques (macération, distillation, fermentation…) au lieu des produits de synthèse, si ce n’est les conservateurs chimiques. Il est également stipulé que les matières premières doivent être issues de l’agriculture bio et que ces produits ne doivent être en aucun cas être testés sur des animaux.

• L’organisation Ecocert, quant à elle, possède deux seuils de certification, l’un écologique et l’autre biologique, selon les ingrédients utilisés pour la conception de produits… malgré tout, quel que soit le seuil, les entreprises désirant être certifiées par cet organisme s’engagent à ne pas effectuer des tests sur les animaux et à contrôler les différentes étapes de la production afin de réduire les risques de pollution.

Enfin, un certain nombre de cosmétiques utilisant des matières premières Bio peuvent être également labellisés AB.

 

Les écolabels

Ce label concerne les entreprises qui ont mis en place une procédure de réduction de leur consommation d’énergie ou d’émission de déchets toxiques. Soucieuses de protéger l’environnement, elles utilisent des matières recyclées afin d’éviter tout gaspillage des ressources naturelles. Dès le début des années 90, l’Union Européenne décide de créer un label écologique, L’Ecolabel Européen (http://www.europa.eu.int).
En 2002, Somergie s’est vue remettre ce label pour la fabrication du compost de végétaux produit sur sa plate-forme. Pour en savoir plus, cliquez ici.

En France, il s’agit du label NF–Environnement (www.marque-nf.com)

Le label FSC a été institué dans un souci de préservation des forêts. Le FSC (Forest Stewardship Council) a été créé par un ensemble d’entreprises forestières et des organisations non gouvernementales (ONG) de défense de l’environnement. Ce label concerne les forêts dont l’exploitation respecte l’environnement. Une attention toute particulière est portée à leur gestion afin d’éviter tout risque de déforestation. Pour cela, cette association accorde un soin spécifique à la traçabilité du bois provenant des forêts tropicales. La démarche est particulièrement attentive aux populations locales. Il s’agit ainsi de respecter l’intégralité de leurs droits légaux et coutumiers. Enfin, tout doit être mis en œuvre pour ne pas mettre en péril le bien être socio-économique des travailleurs forestiers.


Les labels light

Sont définis « labels light », les logotypes ou pictogrammes qui ne se prévalent pas d’une éthique novatrice et exigeante mais qui distinguent les produits répondant, par exemple, à certaines obligations légales ou incitant à des comportements individuels responsables quant à la préservation de l’environnement.


Le point vert (Grüne Punkt) est aujourd’hui présent sur près de 95% des emballages de produits de consommation. Malgré l’idée commune, il n’indique rien sur la nature de l’emballage mais dit uniquement que le fabricant se conforme à l’obligation légale d’apporter sa contribution financière au programme de recyclage en Europe.

Le tidy man (le petit bonhomme sur les canettes de soda) est né en 1961 aux États-Unis afin d’illustrer une campagne en faveur de la propreté des rues. Ce logo a finalement pour seul but d’inciter le consommateur à jeter ses déchets dans la poubelle plutôt que sur la voie publique.

• La mention « Préserve la couche d’ozone » signale que le produit respecte la loi sur la non-utilisation de gaz CFC dans sa composition (protocole de Montréal, 1987). Depuis 1996, la production de ce gaz est interdite.

Les labels équitables

Ces labels permettent aux consommateurs de repérer les produits issus du commerce équitable, c’est-à-dire prônant des échanges commerciaux plus justes entre les pays développés et les producteurs des pays du sud.

Le principal label équitable demeure aujourd’hui Max Havelaar (www.maxhavelaarfrance.org). Cette association néerlandaise est née en 1988 afin de soutenir les producteurs de café du Chiapas (Mexique), lors de l’effondrement du cours mondial du café. Depuis 1992, Max Havelaar France labellise des produits du commerce équitable aussi variés que le café, les bananes, le jus d’orange, le thé, le sucre de canne, le miel, le riz…

Cette labellisation « commerce équitable » ne se résume pas qu’aux matières alimentaires, puisque depuis 1995, Label Step (www.label-step-France.org), un collectif suisse d’ONG, s’intéresse aux produits textiles dont les tapis…

sources :
"La consommation citoyenne", Alternatives Économiques, hors série pratique N°10, mars 2003
sites internet :
www.maxhavelaarfrance.org
www.label-step-France.org
www.agriculture.gouv.fr
www.marque-nf.com

 

 

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