La matière végétale
présente un caractère spécifique : sa biodégradabilité.
La dégradation des feuilles, branches, tontes de pelouses
et autres déchets de jardin peut se dérouler en
présence d'air par retournement de la matière
ou par insufflation d'air qui induit une réaction de
fermentation : c'est le principe du compostage.
Mises en tas, sur une plate-forme industrielle ou dans un composteur
individuel, les matières organiques sont peu à
peu désagrégées grâce à lintervention
de micro-organismes (bactéries, champignons, ...) et
dorganismes vivants comme les vers de terre, les insectes,
etc. Pour offrir à ces micro-organismes les qualités
nécessaires à leur bon développement, deux
étapes sont nécessaires :
- la phase de fermentation qui se caractérise par la
dégradation de la matière organique fraîche
par les micro-organismes, ce qui donne lieu à une élévation
de température pouvant atteindre aisément 70°C
; cette montée en température permet l'hygiénisation
du compost, et
- la phase de maturation, phase quant à elle d'évolution
plus lente ne nécessitant ni arrosage, ni aération.
Ces réactions nécessitent de loxygène
et dégagent de la chaleur. La température sélève
au fur et à mesure de la décomposition. Elle peut
atteindre 50 à 70°C. Puis elle diminue. Cette température
élevée élimine en partie les semences de
mauvaises herbes, les virus, les bactéries ainsi que
les nématodes (sorte de stérilisation).
Le produit issu de la dégradation est appelé le
compost.
En comparaison à d'autres pays tels que l'Allemagne ou
les Pays-Bas, la France a plutôt privilégié
le compostage par rapport à la méthanisation (dégradation
en labsence dair), en mettant en place notamment
des systèmes individuels.
À Metz, par exemple, Somergie a développé
un important système de dotation de composteurs individuels,
permettant aujourdhui à 609 foyers messins de fabriquer
un engrais de qualité et de voir ainsi aboutir leur effort
de tri et de recyclage
dans lembellissement de leur
jardin !
Que peut-on composter?
Si lon veut fabriquer son propre compost, il faut veiller
à mélanger des matières organiques dorigine
végétale et animale, sèches et humides
et veiller à équilibrer les apports dazote
et de carbone :
- Les déchets de la maison: épluchures de fruits
et légumes, marc de café, sachets de thé,
fleurs fanées, coquilles dufs, croûtes
de fromages, ...
- Les déchets du jardin : herbe coupée, feuilles
mortes, tailles de haies (broyées), déchets du
potager, mauvaises herbes non montées en graines, écorce,
cendres de bois et de barbecue (riches en éléments
minéraux), paille, sciure,...
Par contre, il faut éviter les plantes portant des graines
(pour éviter la germination de mauvaises herbes), les
plantes malades, les herbes coupées provenant dune
pelouse traitée, les épluchures dagrumes
traités, les restes daliments préparés
et la viande (ils attirent les rats, les souris et les mouches),
les plastiques, ...
Et pour en savoir plus, rendez-vous à la page «
les
composteurs individuels »
Une qualité gage de confiance
La mise en place de la collecte et du traitement des déchets
organiques en vue de leur valorisation trouve sa légitimité
au sein du système de gestion des déchets ménagers.
Toutefois, la filière de valorisation organique souffre
de la mauvaise image née des pratiques d'épandage
de compost de qualité médiocre. S'ajoute à
cela, la polémique actuelle autour des risques liés
à l'épandage de boues de station d'épuration
qui pousse les utilisateurs à la plus grande méfiance.
Les collectivités se sont donc investies dans une démarche
de qualité des produits sortant des unités de
traitement biologique.
Somergie sest ainsi vue remettre en septembre 2002, lÉco-label,
signe que le compost, issu des déchets verts uniquement
et produit sur sa plate-forme, contribue à réduire
la dégradation des sols et la pollution des eaux. (cliquez
ici pour en savoir plus) Source : www.labouledeneige.free.fr
et http://www.ademe.fr et pour en savoir plus sur la fabrication
individuelle de compost, cliquez
ici