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Un bateau au secours de l'océan
Après les poubelles flottantes installées
en Corse, à destination des plaisanciers principalement (en
savoir plus), voici maintenant un bateau nommé Cataglop,
mis au point par une PME bretonne, en collaboration avec l'Ecole
Centrale de Nantes (école d'ingénieurs), destiné
à nettoyer les eaux portuaires ou côtières de
tous leurs détritus flottants.
De plus en plus de voix parmi les chercheurs et les instituts océanographiques
s'élèvent actuellement pour signaler une dégradation
de plus en plus marquée de ce que certains estiment être
le dernier grand écosystème de la planète encore
à peu près intact.
Navires " poubelle " s'éventrant à la première
tempête, cargos peu scrupuleux dégazant en pleine mer,
déchets nucléaires immergés,
. Partout
un durcissement progressif de la loi semble être en cours
pour tenter d'enrayer cette dérive. Mais le défit
sera dur à relever, car contrairement à l'espace urbain,
plus facile à délimiter et de ce fait plus apte à
être administré, l'océan reste avant tout un
territoire difficile à appréhender dans sa globalité
et par ce fait peu contrôlable. Quelle serait la meilleure
forme d'autorité à mettre en place pour y parvenir
? Avec quels moyens ?
Comme pour les déchets ménagers, la prévention
s'impose, mais il faut également des outils. Le Cataglop
est certainement le bienvenu !
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Prévention et réduction
des déchets : une remise en cause nécessaire
Constat d'échec ?
La presse s'est largement fait l'écho
au cours de l'année 2003 - notamment au travers des rapports
Tétu (réalisé pour le Commissariat général
du Plan), Blessig (pour la Délégation à l'aménagement
et au développement du territoire), et des derniers discours
ou interviews de R. Bachelot, Ministre de l'Ecologie et du Développement
durable - des résultats de la loi du 13 Juillet 1992. Rappelons
que cette loi constitue le cadre général de la politique
de traitement des déchets de ces 10 dernières années
en France. Elle fixait entre autre deux grands objectifs : la diminution
de la production des déchets à la source ; la valorisation
de ces déchets. Alors que sur le dernier point, des progrès
ont incontestablement été réalisés (même
s'il reste encore beaucoup à faire), l'échec semble
flagrant sur le premier volet. En effet, la quantité de déchets
par habitant continue de croître régulièrement.
Elle est passée d'environ 350 kg / habitant et par an dans
les années '90 à près de 400 kg (voire plus)
depuis 2ans, et rien ne semble pour l'instant arrêter cette
hausse.
Voici de façon simple et pragmatique les principales explications
à relever :
- il semble manquer tant de la part du producteur de biens que du
consommateur une volonté démontrée de diminuer
la quantité de déchets produits.
- si l'effort de sensibilisation à la problématique
des déchets ne se dément pas, il y a lieu de s'interroger
sur son impact, ce qui en partie peut expliquer la présente
situation, et le fait que le déchet souffre toujours d'un
déficit d'image. Il reste encore largement perçu comme
un mal inhérent au système économique actuel,
comme un inconvénient contre lequel on ne peut pratiquement
rien faire.
- enfin, la perception probablement insuffisante par le consommateur
du coût de traitement de ses déchets ne contribue guère
à stimuler sa conscience environnementale. La TEOM ou REOM
(pour taxe ou redevance d'enlèvement des ordures ménagères)
reste la plupart du temps interprétée par l'habitat
comme un prélèvement d'impôt fondu dans la masse.
Les leçons à tirer
Ce constat d'échec, pour ce qui concerne
la diminution des déchets à la source semble démontrer
qu'il ne peut y avoir de prévention et réduction sans
remise en cause de certaines habitudes de consommation. Les déchets
d'emballage sont souvent cités pour cible, étant donné
leur part prédominante dans nos poubelles (50% du vlume,
et 30 % du poids approximativement). Si les progrès technologiques
ont, au cours de ces 20 dernières années, permis de
réduire la nuisance de certains déchets, il faut admettre
que les défis seront de plus en plus difficiles à
relever : peut-on aller au-delà de 0,12 à 0,17 microns
pour l'épaisseur d'un sachet en plastique, sans qu'il perde
ses fonctionnalités majeures, peut-on également descendre
en-dessous de 30 g pour une bouteille d 'eau ?
Les prouesses techniques ne peuvent résoudre à elle-seules
une tendance de fond. La réutilisation des emballages paraît
inévitable (pour des matériaux tel que le verre et
certains plastiques). De la même façon, un travail
de sensibilisation doit être poursuivi, de façon à
faire évoluer la connotation du déchet de celle de
" détritus " (donc par définition sale et
sans valeur) à celle de ressource.
Hormis l'encouragement à la valorisation,
la réflexion pour une baisse de la quantité des déchets
amène inéluctablement à s'interroger les volumes
individuels de consommation. La vente d'abonnements de téléphonie
mobile incluant l'option d'un changement de téléphone
portable à intervalles réguliers est l'exemple même
d'un système à produire des déchets. Inversement
une enseigne réputée de la grande distribution vient
récemment de modifier son plan de communication, et incite
dorénavant le consommateur à consommer moins, mais
en échange à privilégier la qualité.
Est-ce la voie à retenir pour infléchir la tendance
à la hausse du volume de nos poubelles ? On note ici une
évolution majeure des mentalités, dont les résultats
souvent à confirmer.
La racine du problème des déchets est bien ici, mais
attention, s'y attaquer risque de remettre en cause le système
économique dans son ensemble, et par répercussion
les concepts-même de richesse et de bien-être individuel.
Le débat prend alors une autre dimension, car il dépasse
le seul secteur des déchets, et touche certaines problématiques
sociales tel que l'emploi.
Voici la preuve qu'au-delà des considérations techniques
de traitement, les déchets sont avant tout un problème
de société. Le débat ne manquera pas de se
recentrer sur ce point-là, au fur et à mesure de l'accroissement
du volume des déchets.
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Papiers en tout genre
La filière du papier se montre très
souple, puisque quasiment tous les types de papier sont acceptés.
On notera l'exclusion des cartons (qui répondent à
d'autres critères de retraitement), ainsi que tous les éléments
d'une autre composition tel que principalement : les couvertures
plastifiées, les fenêtres d'enveloppes.
A noter enfin que la " fraîcheur " d'un papier (impression
datant de moins d'un an pour un magazine et de mois de 6 mois pour
un journal) influe sur ses conditions de recyclage. En effet, les
fibres absorbent avec le temps l'encre, ce qui rend le désencrage
plus difficile, et réduit d'autant le champ de réutilisation
du papier recyclé.
Xavier HEUDE