
Informations
pratiques :
- Page
Somergie : afin de mieux se faire connaître, Somergie
a décidé de vous présenter ses collaborateurs.
En voici deux, dont les profils différents nexcluent
pas un point commun : un engagement fort concernant les questions
denvironnement.
Ici et dans le monde
:
- À la page De
la consommation : Un aperçu des principaux labels
alimentaires écologiques apposés sur les produits
courants de nos rayons de supermarché. Sachez ainsi apprécier
la portée de lengagement environnemental du producteur,
avant de choisir.
- Dans la sous-rubrique au
recyclage des déchets : Découvrez le processus
de valorisation
des déchets verts, aboutissant à la création
du compost. Avec les tailles de printemps, la saison sy prête
particulièrement. Lexpérimentation vous tente
? Alors munissez-vous dun composteur !
:
Déchets ultimes : rêve ou
réalité ?
Le terme de « déchet
ultime » est aujourdhui à la mode, et pourtant
il nest pas tout à fait récent. On le trouve
pour la première fois dans la loi du 15 Juillet 1975, relative
à lélimination des déchets et la récupération
des matériaux, qui donne le coup denvoi de la politique
française en faveur de lenvironnement.
Le déchet ultime fait à nouveau parler
de lui dans la loi du 13 Juillet 1992, modifiant la précédente.
Celle-ci précise quà partir du 1er Juillet 2002,
seul -et lui seul- pourra désormais être stocké
en décharge (appelée dorénavant centre denfouissement
technique).
Enfin, une circulaire du 28 Avril 1998, concernant
la mise en uvre et lévolution des plans départementaux
délimination des déchets ménagers et
assimilés, élargit la notion du déchet ultime,
afin de ne pas le limiter aux seuls résidus dincinération.
Rappelons dabord la définition de ce type de déchet
: « Est ultime un déchet résultant ou non du
traitement de déchets, qui nest plus susceptible dêtre
traité dans les conditions techniques et économiques
du moment, notamment par extraction de la part valorisable ou par
réduction de son caractère polluant ou dangereux ».
Depuis le 1er Juillet 2002, le déchet ultime
occupe le devant de la scène. En théorie, toute admission
dans une décharge doit faire lobjet dun contrôle
strict des caractéristiques des produits présentés,
à la manière dun contrôle didentité
à un poste frontière. Dans la pratique, le processus
dhabilitation dun produit à lenfouissement
nest pas si simple, car tous les déchets ne revêtent
pas le même statut, comme si chacun deux pouvait avoir
différentes identités, suivant le contexte.
En évoquant « les conditions techniques
et économiques du moment », la loi admet implicitement
que le concept est évolutif, et donc interprétable
différemment par les acteurs du recyclage, et les collectivités
publiques. En fonction de leurs contraintes économiques,
financières et techniques, ces dernières naccorderont
en effet pas toutes le même statut à un déchet.
A titre dexemple, des mâchefers
dincinérations pourront être qualifiés
de déchets ultimes en labsence de filière de
valorisation de ce type de matériau, alors que dans dautres
circonstances, ils seront réutilisés en soubassement
dans la construction de routes. Toujours dans le domaine de lincinération,
les REFIOM (résidus démissions des fumées
dincinération des ordures ménagères)
peuvent faire éventuellement lobjet dune valorisation
en vitrifiat (technique
nouvelle), si une installation dédiée à ce
procédé le permet. A défaut, ils seront orientés
en tant que déchets ultimes vers un centre denfouissement
technique .
Suivant les termes de la loi, un déchet ultime
peut quand même conserver son caractère polluant. Lexemple
typique est celui des déchets nucléaires retraités
avant stockage, pourtant encore hautement radio-actifs. Rappelons
aussi lincendie des 9 et 10 Septembre 2002 chez Stocamine
(Alsace), premier centre français de stockage souterrain
de déchets ultimes. Après enquête, il est apparu
que les produits stockés, aussi dangereux soient-ils, remplissaient
bien les conditions daffiliation à la catégorie
des déchets ultimes, faute de filière de valorisation
à la date de leur dépôt.
En conclusion, la loi apparaît plutôt
comme une obligation de moyens que de résultat. Il est en
effet laissé aux collectivités le choix de la filière
de traitement, en faisant appel à leur sens responsable,
pour retenir la formule la plus acceptable sur le plan économique
(optimisation des filières en place) et financier (contraintes
budgétaires et coût pour le consommateur).
Finalement, le « vrai » déchet ultime ne serait-il
pas une vue de lesprit, une représentation encore imaginaire
dun idéal qui nexiste pas ? Dans ce cas, on comprend
pourquoi le législateur reste si vague sur cette définition.
À regarder de près, seule la nature
ne génère pas de déchet ultime.

Avec les beaux jours, offrez un régime minceur
à vos poubelles ! Les déchets fermentescibles représentent
entre 25 et 30 % de nos ordures ménagères. Ils sont
lourds, car humides, et augmentent ainsi considérablement
le volume de nos poubelles. Le compostage apparaît donc comme
le traitement idéal dune partie de ce type de déchets,
en toute discrétion. Il existe en effet aujourdhui
des équipements de faible encombrement pour le grand public
qui passent quasiment inaperçus dans un jardin.
Afin déviter lafflux danimaux
indésirables, il est préférable de ne pas y
adjoindre de restes de viande, poisson ou fromage, générateurs
de nuisances olfactives, et attirant particulièrement les
rongeurs.
Xavier HEUDE
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