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: Tri sélectif = « Peut mieux faire »

Dans n’importe quelle activité industrielle, l’approvisionnement en matières premières revêt un caractère stratégique, car il conditionne le prix et la qualité des produits fabriqués. Ceci est encore plus important lorsque le fabricant travaille à partir de matières recyclées (calcin, vieux papiers …).

Si le développement technologique a largement permis d’automatiser le tri préalable des déchets collectés, les techniques du moment ont tout de même leurs limites, et ne parviennent pas à éliminer dans leur intégralité tous les corps étrangers que nous jetons plus ou moins insidieusement dans le cadre de notre tri, tels que la porcelaine mêlée à du verre, les cartons mélangés avec du papier, les morceaux de plastique parmi des déchets destinés à être compostés. Il reste donc toujours une certaine quantité d’impuretés susceptibles d’altérer les caractéristiques de la matière recherchée. Or, les contraintes de qualité, sans cesse plus draconiennes dans l’industrie, nous imposeront toujours plus de rigueur dans le tri de nos déchets.
À défaut, c’est toute la chaîne du recyclage qui sera systématiquement menacée par le recours plus facile à la matière vierge … tant qu’il en restera sur notre planète !

La meilleure façon de promouvoir l’acte de tri reste certainement la sensibilisation. C’est l’essence même du site www.ensemblerecyclons.com

Dans ce cadre, vous trouverez bientôt sur nos pages un tableau récapitulatif des contraintes techniques du recyclage, par filière. Ces informations vous permettront de comprendre, par exemple, pourquoi un verre en cristal ne doit pas être jeté dans un conteneur à verre, ou pourquoi les bouteilles en plastique d’huile alimentaire ne sont pas recyclables.

Ici et dans le monde > Les actions originales :

- une initiative corse de création de poubelles marines. À disposition de tous les navigateurs, petits et grands, amateurs ou professionnels, ces poubelles flottantes sont une réponse au souci croissant de pollution du milieu aquatique par les déchets. Simple comme bonjour, mais il fallait y penser !

- un site Internet pour le moins original, puisqu’il se propose de recueillir tous les fichiers que vous désirez supprimer de votre ordinateur. Qui sait, si quelqu’un ne serait pas intéressé par une des vos œuvres qui ne présente plus d’intérêt pour vous ?

: L’Odyssée Végétale de tous les espoirs

Le Salon de l’Agriculture – qui vient de fermer ses portes le 2 Mars – fait d’année en année une place plus grande à un espace baptisé « L’Odyssée Végétale ». Ce nom évocateur résume bien l’objectif de cette exposition, qui rassemble toutes les tendances innovatrices se rapportant au monde végétal. Bref, un voyage dans le champ du futur, rappelant qu’au-delà des technologies, c’est encore et toujours la terre qui nous fait vivre.

En dehors des préoccupations bien évidentes d’alimentation, il est intéressant de relever les tentatives de valorisations non-alimentaires que l’homme espère bien tirer de la culture des plantes … comme si le milieu végétal était appelé un jour à prendre la relève des ressources naturelles, d’origine fossile notamment.

Parmi les domaines d’application non-alimentaires, citons entres autre l’énergie avec les biocarburants, la santé avec les plantes médicinales, mais encore -de façon plus timide - l’emballage.

Compagnon quasi-obligé de la plupart des produits que nous achetons, l’emballage est perçu par certains comme un problème, tant son élimination reste lourde, voire source de nuisances écologiques. Il convient de rappeler que d’après l’IFEN (Institut Français de l’Environnement), les emballages représentent plus ou moins 30 % en poids, et 50 % en volume, de nos ordures ménagères.

Depuis une quinzaine d’années, des recherches ont été entamées, tant par des grands groupes chimiques que des start-up, pour développer des emballages en plastique bio-dégradables, fabriqués à partir de matières végétales. L’idée consiste à y extraire les molécules d’acides, qui sont ensuite polymérisés en longues chaînes.

Or, il s’avère que les procédés de transformation sont aujourd’hui beaucoup trop coûteux, ce qui exclut pour le moment tout passage à une application industrielle. On ne peut que regretter le piétinement de la recherche dans ce domaine.

Toutefois, il ne faut pas oublier les sources de pollution qu’engendrerait la production de plastiques bio. Les nuisances pourraient apparaître bien en amont, avant même la fabrication de l’emballage. L’agriculture à grande échelle s’appuie en effet sur les engrais et pesticides, dont les dommages à l’environnement sont connus : épuisement des sols, pollution des nappes phréatiques, besoins massifs d’irrigation.

L’exemple typique est celui de la culture du coton, dont le principal débouché est l’industrie textile. La production intensive de cette plante absorbe à elle seule 10 % de la production mondiale de pesticides et 25 % de celle d’insecticides !
Alors, quelle est la solution ?

Végétal ou non végétal, une des issues au problème de l’emballage – comme pour tous les autres déchets – reste bien la réduction à la source.


: Jouons la transparence avec le verre

Porcelaine et cailloux entrent dans la catégorie des infusibles. Il s’agit de matières dont le seuil de fusion se situe au delà de 1500-1600 °C, soit la fourchette de température à laquelle est chauffé le calcin. Ces matériaux mêlés à la pâte de verre entraînent des risques réels de cassure ou malfaçon dans la fabrication des bouteilles, voire d’accidents pour le personnel autour des machines.

 

Xavier HEUDE

 

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